"Les hommes naissent libres et égaux en droit"

Les exploitants agricoles amplifient leurs actions de barrages de routes avant d’autres actions plus ou moins violentes en direction des administrations et plus particulièrement à l’encontre des instances « environnementales ».
L’agriculteur serait-il à la pointe du combat pour défendre la viabilité de la Terre ?
Il a tout compris.
Il souffre des perturbations climatiques, des sécheresses, des intensifications des phénomènes météorologiques.
Il a le souci de « nourrir sainement les hommes » et s’alarme devant les biocides massivement utilisés par ses concurrents brésiliens. Il veut un renforcement des normes environnementales garantes de la santé humaine et de celle de la biodiversité, car il connaît et aime la nature.
Il respecte ses animaux et milite contre les élevages concentrationnaires que promeuvent ses compétiteurs étrangers car il veut que le label tricolore soit celui de la qualité et de l’éthique.
Bref, l’agriculteur est intelligent et vote écologiste.
Il a compris qu’il était victime du « libéralisme économique », de la concurrence forcenée.
Il veut vivre de son travail et refuse les subventions.
Il est pétri de justice sociale et trouve scandaleux les écarts de revenus entre petits paysans et industriels de l’agrochimie.
L’agriculteur a compris que son problème tient à la surproduction et non aux insectes, aux oiseaux, à la beauté du monde que menacent les biocides.
Que dites vous ?
Bien sûr, hélas, vous rêviez.
Et les politiciens ?
Impartial, honnête et pétri du principe fondamental édicté par nos grands ancêtres le 26 août 1789, l’état sait que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ».
Alors, la FNSEA, la COORDINATION RURALE bénéficient des mêmes droits et égards que les "Soulèvements de la Terre".
Les génuflexions veules ou les dissolutions pour terrorisme sont dispensées équitablement entre ceux qui polluent et ceux qui protègent.
Quand un groupe de citoyens barrent une route, quelle que soit leur couleur, on délègue un préfet pour dialoguer aimablement ou une brigade de gendarme mobile bardés de grenades.
Sans discrimination, sans forfaiture, le gouvernement exprime sa compréhension soumise ou sa colère indignée sans aucun parti pris, en gens responsables.
Quoi !
Vous rêviez encore !
Vite, réveillez vous, car ça en vaut la peine.
C’est tellement énorme de mensonges, d’erreurs et d’indignité qu’il faut contempler leur chute morale.
Ils sont tellement pitoyables que vous allez en rire.
Décidément, ce monde n’est pas sérieux.

Gérard CHAROLLOIS

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