Natalisme et migrations

Tout être vivant possède un intérêt légitime à vivre.
Nul être purement potentiel ne dispose d’un quelconque intérêt à naître.
La planète souffre d’une lèpre que contemplent les astronautes de la station spatiale internationale : lumières des mégapoles, extension des zones arides, déforestations massives.
40% de la biodiversité est directement menacée et "l’animal raté" (voir Pierre JOUVENTIN) qu’est l’homme perdure à croître et multiplier, à aménager c’est-à-dire à déménager le vivant pour assouvir sa cupidité insatiable.
L’Afrique va doubler sa population dans les décennies prochaines et le sort de sa grande faune se trouve gravement compromis.
Cet anéantissement du vivant constitue le plus grand défi que pose l’humain, bien avant les courbes de la croissance, les échanges commerciaux, les dettes publiques et les profits des spéculateurs.
Une politique publique responsable viserait d’une part, à œuvrer à l’allongement de la vie, à la guérison des maladies, à l’amélioration des conditions matérielles de l’existence de chacun, puisque tout être vivant possède un intérêt légitime à vivre et, d’autre part, à inciter et non à contraindre à une limitation des naissances.
Les aides sociales, la fiscalité furent des instruments au service des politiques natalistes. Les gouvernants voulaient des soldats, puis des consommateurs.
Comme dans bien d’autres domaines, ce qui fit la prospérité, le progrès, ce qui permit des avancées indéniables parvient aujourd’hui à un stade impliquant un changement radical d’orientation, sous peine de compromettre les acquis et de menacer la vie.
Présentement, l’option, à terme, réside entre une « sobriété imposée », une austérité sinistre, pour une humanité innombrable ou une aisance heureuse pour une humanité en harmonie et en paix avec la biosphère.
Fruit du natalisme, l’artificialisation du milieu s’accompagne de migrations massives de populations poussées par un tropisme positif vers les zones les plus prospères et les plus pacifiques de la terre.
L’Europe, la Guyane, Mayotte sont des phares où papillonnent des victimes des guerres, des corruptions de dirigeants, des famines.
Ces migrants effraient par leur nombre, leurs mœurs, leur culture, les habitants des contrées favorisées qu’ils submergent.
Mais il faut constater que nul ne quitte le ciel qui le vit naître par pur caprice et pour le seul plaisir du déracinement.
Ces mouvements massifs, préjudiciables pour tous, ont pour origine des guerres tribales, des retards de développement humain imputables aux religions, des phénomènes climatiques, la conjugaison de ces facteurs générant violences, peur et misère.
Les migrations ne sont pas de bonnes choses, ni pour les peuples de réception, ni pour ceux qui fuient le malheur.
Pour juguler ces déséquilibres démographiques, il convient d’éliminer la guerre, de combattre les corruptions des dirigeants, de limiter le natalisme et ainsi de permettre à tout individu de vivre en paix, en sécurité, à l’abri du besoin, chez lui.
Or, des analyses objectives permettent de comprendre les causes des affrontements tribaux et de combattre ces fléaux.
On peut trouver des remèdes à la grande pauvreté et au sous-développement économique qui est d’abord un sous-développement culturel.
Oui, nous voulons des humains moins nombreux mais aussi plus heureux, des humains pacifiés, réconciliés avec eux-mêmes et avec le règne du vivant, des humains respectueux de la nature.
A défaut de cette limitation à sa prolifération, l’homme, cellule cancéreuse de la terre, finira par s’autodétruire après avoir exterminé les autres grands singes, les éléphants, les loups.
Sujet tabou, le défi démographique mérite d’être examiné en face, sans pusillanimité, sans l’écran de fumée des monothéismes qui placèrent l’homme en dehors de la biosphère, le situant en apesanteur à l’image inversée d’un dieu, des monothéismes qui firent de la croissance de la population humaine un objectif infini.
La France parle de son département équatorial de Guyane, avec ses deux cent cinquante mille habitants, dont 15% ne bénéficieraient pas d’adduction d’eau et d’électricité.
Mais la Guyane est un joyau écologique, une zone d’une richesse exceptionnelle de formes de vies que menacent le braconnage, le mercure des chercheurs d’or, ce métal vain, les défrichements sauvages et les migrations des plus pauvres en mal d’aide sociale.
Tristes tropiques écrivait LEVI STRAUSS, où les méfaits de l’homme s’avèrent plus qu’ailleurs calamiteux.
Il est urgent de déclarer la paix au vivant et même, pour les meilleurs d’entre nous, notre amour de cette luxuriante diversité de la vie.
 
Gérard CHAROLLOIS

Commentaires  

# Patrick Zbinden 04-04-2017 18:08
Comme vous le dites très bien "l'homme est d'une cupidité insatiable".
C'est pourquoi il serait une erreur de penser que les migrations massives vers l'Europe cesseraient si les migrants avaient de meilleures conditions de vie dans leurs pays.
Car ils en veulent toujours plus, et ils prennent le continent européen pour un Eldorado. Ce ne sont pas les pauvres qui viennent, car ceux-ci n'ont pas les moyens de payer les passeurs (plusieurs milliers d'euros) Ce ne sont pas les victimes de la famine, on ne voit pas des squelettes ambulants parmi eux. Très peu d'autre part fuient des zones de guerre, sinon ils changeraient seulement de région et ne feraient pas des milliers de kms en traversant les mers. Et on constate aussi que femmes, enfants et vieillards sont très minoritaires, _àù des migrants sont des hommes jeunes de moins de 40 ans. Quel contraste avec l'exode de 1940 en France où on voyait sur les routes principalement les femmes, enfants et vieillards, les hommes jeunes étant au front.
Il ne faut donc pas se cacher les choses: les migrants sont des envahisseurs et les gouvernements européens portent une grande part de responsabilité dans cette invasion, car les aides sociales qu'ils leur attribuent sont de véritables pompes aspirantes.
N'en doutons pas: les immigrations massives cesseraient si toutes les aides aux migrants étaient coupées, ils sauraient qu'ils n'ont rien à attendre de l'Europe.
Mais comme on leur accorde tout ils sont de plus en plus vindicatifs et arrogants, exigeant toujours plus !
Il est du devoir de tout écologiste de dire la vérité sur ces migrations, de dénoncer cette invasion et surtout nos politiciens indignes qui la favorisent. Quant à l'aide à l'Afrique elle ne devrait être accordée qu'aux pays menant une politique contre la surpopulation.
Cette surpopulation humaine est le plus grand fléau de la planète, les écosystèmes sont détruits, l'espace vital des autres espèces se réduit comme peau de chagrin.
Il serait si facile de sauver la vie sur cette planète si nous étions gouvernés par des responsables dignes et lucides, hélas ce n'est pas le cas, ils sont aveuglés soit par l'appât du gain, soit par une morale humanitariste issue de l'anthropocentrisme chrétien, ce qui n'est pas mieux.
Pour l'heure les seuls migrants qui méritent d'être secourus sont les animaux comme notamment les ragondins, car eux n'ont jamais demandé à venir, ils n'ont jamais eu l'intention d'envahir notre terre et de profiter de nos avantages sociaux, non car eux ont été extirpés de leur milieu naturel par les hommes dans le but de les exploiter.
Et aujourd'hui, parce qu'ils se sont échappés de leurs cages d'élevages on les traque, on les piège, on les empoisonne !
On ose les qualifier de nuisibles, quelle infamie ! Un véritable écologiste se doit de dénoncer les véritables nuisibles, ils appartiennent hélas à notre espèce.
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