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Sauvons les hérissons en danger !

La Convention Vie Nature, vous invite à soutenir cette pétition concernant les hérissons. Face à la situation alarmante de cette espèce qui se trouve en grand danger d'extinction il est urgent d'agir et de  soutenir cette pétition qui a été adressée à la ministre de l'écologie. Pour signer, cliquer sur l'image ...

Texte de la pétition     :
 
     Les hérissons jouent un rôle primordial de substitution à l’agriculture industrielle. Ce sont des acteurs de tout premier plan, au même titre que les
abeilles. Ils sont les amis des jardiniers depuis la nuit des temps et font l’objet d’un engouement sur les réseaux sociaux. Un symbole d’autodéfense,
d’humilité, autant que d’élégance populaire…
 
     Pourtant cette espèce est en grand danger. On estime que depuis les années 1950, leur nombre est passé d’environ trente millions à moins d’un million
dans les pays d’Europe. Et leur espérance de vie passant de dix à deux ans depuis une dizaine d’années, leur disparition s’accélère encore plus dramatiquement
dans les campagnes. Là où il y avait 100 hérissons, il n’y en a plus que 3 à présent ! On estime qu’ils auront quasiment disparu d’ici à 2030.
 
     En 60 ans, l’homme est en train de détruire une espèce de 60 millions d’années d’évolution, une merveille d’hibernation, d’autodéfense, qui agit comme
un pesticide naturel. Nous voulons tous une agriculture plus saine : nous devons donc sauvegarder avec force et conviction les hérissons qui régulent les
infestations de parasites et d’insectes ravageurs.
 
     Malheureusement, l’arrêté du 12 décembre 2000 censé protéger cette espèce s’est retourné contre elle, rendant beaucoup bien trop difficiles les conditions
à s’occuper des hérissons orphelins ou blessés, contraignant à effectuer un stage de deux ans. Quel bénévole peut se permettre un tel temps de formation,
alors même que 50 départements n’ont pas de centre de soins et de formation dédié à cette espèce ? Pour info, il y a environ 50 personnes formées à sauver
les hérissons en 2016 en France, il y en avait déjà plus de 800 en 1998 en Angleterre ! Il en faudrait au moins 1000 ! Quel retard patent ! Et avec un
nombre insuffisant de centres de soins, les personnes qui trouvent des hérissons se tournent spontanément vers les vétérinaires qui, dans la plupart des
cas, ne peuvent pas les prendre en charge.
 
     Nous vous demandons donc de créer un statut spécifique « d’utilité publique » pour cette espèce protégée. D’abord pour marquer l’opinion, mais surtout
pour densifier le réseau des personnes habilitées à les sauver. Il faut donc :
 
  -  Établir une charte d’information « hérisson friendly » à destination des particuliers tout autant que des entreprises et des administrations, afin
de dénoncer notamment la toxicité létale des anti-limaces au métaldéhyde, les dangers des débroussailleuses… Il est également urgent de promouvoir des
Zones d’Appellation en Agriculture Biologique et des territoires de biodiversité plantés de nouvelles haies, qui sont pour eux autant d’aires de nidification,
le tout relié par des corridors écologiques. Indiquer les numéros d’urgence pour apprendre à reconnaître un hérisson en danger (déambulation en plein jour
ou à des températures météorologiques trop basses), et donner les dispositions pour les premiers secours paraît tout aussi fondamental pour sensibiliser
dès le plus jeune âge. Réaliser un comptage des populations pour établir des statistiques pour mettre en place un plan de stratégie nationale de sauvegarde
est une nécessité absolue, ceci au vu de l’absence de chiffres français et au regard des statistiques alarmantes des autres pays européens qui avancent
la prévision du point de non-retour de la disparition des hérissons en 2025 !
 
  -  Réduire à deux mois les deux ans de stage à effectuer dans les centres de faune sauvage pour la délivrance d’une capacité spécifique à suivre les soins
des hérissons puis à les réinsérer dans la nature, auprès des services vétérinaires de la DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations),
comme c’était le cas avant les années 2000.
 
   -  Donner un statut juridique aux bénévoles œuvrant pour des Centres de Faune Sauvage ou des Vétérinaires, comme cela se fait en France comme dans tous
les pays d’Europe. Ceux-ci pourraient ainsi signer un externat avec un bénévole, pour 3 à 5 spécimens maximum et / ou une portée orpheline. Les conditions
rigoureuses de suivi restant à définir : déclaration du Bénévole à la DDPP, fiches de suivi de soins, de poids et de relachâge pour chaque spécimen, déclaration
d’arrêt de l’externat à la DDPP si besoin, tout ceci sous la responsabilité du Centre de Faune Sauvage ou du Vétérinaire référent afin d’éviter tout trafic
et soin inapproprié.
 
  -  S’appuyer sur un réseau national, voire européen, de référents vétérinaires, ceci afin de pallier les déserts nationaux de centres de faune sauvage.
Puis établir des tarifs vétérinaires concertés pour les centres de faune sauvage et les bénévoles.
 
     Car ce sont des millions de hérissons qu’il nous faut réintégrer dans les campagnes au cours des vingt prochaines années si nous voulons développer
l’agriculture biologique ! La situation est plus qu’urgente. Les statistiques anglaises sont formelles. Environ 600 000 hérissons disparaissent chaque
année à cause des pesticides, des voitures et de la destruction de leurs habitats naturels. Et les même causes produisant les même effets, il semblerait
que la situation soit encore plus grave en France, où la disparition de cette espèce semble suivre une tendance plus rapide. En effet, les hérissons disparaissent
plus vite sans le maillage serré des associations et des structures compétentes dédiées du Royaume-Uni.
 
     Chaque année, des milliers de hérissons orphelins ou blessés ne sont pas sauvés. D’autres ne reçoivent pas les soins appropriés ou sont relâchés avec
très peu de chances de survie. Nous devons donc prendre le problème à bras-le-corps ! Faciliter la démarche d’obtention de la capacité permettra de densifier
le réseau national de sauvegarde.
 
     S’occuper d’un hérisson n’est pas plus compliqué que de s’occuper d’un petit mammifère comme le chat ou le hamster. Ce n’est ni un poisson ni une espèce
d’oiseau rare. Ni non plus un bison d’Europe ou un flamant rose ! Seule la loi peut les sauver. Un statut spécial doit leur être conféré. Des centaines
de bénévoles attendent de pouvoir se former pour s’en occuper. Car c’est uniquement pour le suivi des soins, conformément aux préconisations vétérinaires,
et pour sa réinsertion dans la nature, que cette espèce demande quelques connaissances spécifiques.
 
      Le hérisson est considéré par les scientifiques comme une « espèce parapluie », une espèce qui protège toutes les autres espèces qui partagent son
habitat. Ainsi, grâce à la restauration de l’habitat des hérissons (haies, végétation naturelle, bocages), on améliorera l'habitat d'un grand nombre d'autres
espèces, et ainsi la biodiversité d’écosystèmes plus grands encore. Car le hérisson est un animal emblématique et populaire. En Angleterre, comme pour
bon nombre de professionnels de la faune sauvage, il est considéré comme l’animal de référence pour sensibiliser dès le plus jeune âge au respect de l’Environnement,
et permettre une meilleure prise de conscience de notre devoir de redonner à la Nature son caractère sauvage.
 
      Alors merci pour votre loi sur la Biodiversité et votre action de communication anti-Round Up ! Les images passées en boucle à la télévision ont eu
beaucoup d’effets positifs sur les esprits tout autant que les comportements. Et cela profite d’ores et déjà à l’équilibre des écosystèmes et aux hérissons
! Merci également pour la reconquête des paysages et la préservation des haies qui sont leurs principales aires de nidification ! Continuez !
 
     En vous remerciant infiniment pour toute l’attention que vous porterez à cette espèce et à leur milieu naturel, veuillez agréer, Madame la Ministre,
l’expression de notre sincère reconnaissance.
 
Jean-Xavier DUHART au nom de la coordination " HÉRISSONS en DANGER "
 
Anne FINGAR, le Sanctuaire des Hérissons
Anne DUPUY,  Association ATOUPIC
Hélène de ROMANS,  SOS Hérissons 49
Geneviève JEAN, Vice-présidente du Parc Régional du Luberon
Sylviane WIRTZ,  La Demeure du Hérisson
Patrice CHOLLET, Amis des Hérisson Poitiers Sud
 
PS : merci aux élus, responsables d'associations environnementales et de la cause animale, vétérinaires, capacitaires, responsables de centres de faune
sauvage et professionnels de l'agriculture et de la biodiversité de nous envoyer quelques lignes de commentaires, pour faire avancer la loi, ainsi que
votre adresse courrier et email afin de nous apporter votre soutien officiel.
 
Merci aussi à tous les journalistes, professionnels de la communication et personnalités publiques qui nous aident à défendre leur cause.
 

Commentaires  

# Robin Branchu 17-04-2017 16:36
Bonjour,
croyez-vous vraiment pouvoir sauver les hérissons en conservant notre société industrielle ? Voir le blog de gorgerouge.unblog.fr
Cordialement,
Robin Branchu
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