La violence, raison d’être des exploiteurs du vivant

 

 


par David Joly - Vice président de la Convention Vie et Nature


Une fois de plus, la loi des lobbies, c’est-à-dire celle des menaces verbales et physiques restant impunies par un État qui leur est totalement soumis, est la seule loi s’appliquant sur le sol français.
Ça se passe à Calais. Il ne s’agit pas, pour le coup, des traditionnels gazages et tabassages de migrants commandités par la place Beauvau afin de contenter le monarque-président à la tête du pays, mais d’une nouvelle mise en lumière des valeurs que partagent les mondes de la chasse et de l’élevage, auxquels se sont même associés des syndicats de bouchers-charcutiers : la violence, l’irrespect et la remise en cause des libertés fondamentales d’autrui si ce dernier considère que la torture d’êtres sensibles dans un objectif ludique ou pécuniaire se révèle immoral et dégradant.
Qu’est-ce qui met donc en ébullition ce petit monde de la maltraitance et de l’exploitation dans le nord de la France ? Un festival vegan qui devait se tenir à Calais le 8 septembre prochain. Festival où, horreur suprême et danger extrême, on allait trouver, pêle-mêle, des stands d’information, des cours de cuisine à base de produits végétaux, des vendeurs de vêtements et cosmétiques, des espaces pour enfants, et surtout l’idée qu’il est plus humain et plus éthique d’aimer et respecter les animaux plutôt que de leur faire la guerre le dimanche dans les bosquets ou de les détenir dans des conditions dégradantes avant de les envoyer se faire trancher la carotide dans les abattoirs.

Que l’éveil des consciences se poursuive et que la vérité éclate de plus en plus au grand jour, voilà le danger tant redouté !
Le festival n’aura donc pas lieu car, dans un communiqué très clair, la mairie a préféré ne pas autoriser sa tenue face aux multiples menaces de chasseurs et d’éleveurs laissant entrevoir un trouble de l’ordre public et surtout une insécurité certaine des potentiels visiteurs.
En agissant de la sorte, les excités de la gâchette et de la subvention ont surtout mis en lumière leur imposture. Car lorsqu’un fait ou une pratique est auréolé d’une légitimité sans faille, il n’est à aucun moment besoin d’avoir recours au mensonge, à la menace, à la censure, à la violence. Ce que nos thanatophiles de service font à longueur d’année.
Et quelle démonstration de leur carence intellectuelle ! Quel a été, au final, l’élément qui a fait se concentrer toute la haine de ces médiocres individus sur ce festival ? L’adjectif « vegan » présent au sein de sa dénomination.
D’origine anglaise, ce terme est synonyme de respect de l’animal, du refus de l’exploiter, de le torturer ou de le tuer, que ce soit pour se divertir (chasse, corrida, zoos, delphinariums) ou pour se nourrir (élevages, filière de la viande, pêche).
Si ce festival s’était « contenté » de se dénommer non pas « festival vegan » mais « festival du bien-être animal » ou « salon de la protection animale », il n’y aurait eu la moindre réaction.
Des festivals du bien-être animal et des salons de la protection animale, il s’en tient à longueur d’année sur tout le territoire national. Lieux où l’on dénonce toutes les pratiques cruelles que nos tueurs patentés ont voulu censurer à Calais. Que pèse dès lors ce semblant de tour de force local aux yeux de l’opinion publique de plus en plus consciente de la réalité sanguinolente et morbide de leurs pratiques ?
Comme le soulignait si formidablement bien Victor Hugo, rien n’arrête une idée dont le temps est venu.

DJ.

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