Pour l’alternative

Si tous les leaders de la secte libérale économique n’ont pas le cynisme de Madame THATCHER qui assumait la dictature de fait « There is no alternative », tout dans les faits valide son affirmation.
En France et en raison de l’organisation des pouvoirs publics, cette emprise partisane revêt un aspect caricatural.
Le Pouvoir, tel un trou noir de l’Univers, absorbe et concentre toutes les attributions.
Pouvoirs financier, médiatique, exécutif, législatif, règlementaire, juridictionnel fusionnent en une monarchie élective et une confiscation clanique.
Dans les coulisses règnent les véritables maîtres du système, une poignée d’oligarques milliardaires qui possèdent 80% des médias, financent ainsi indirectement les campagnes électorales, choisissent  le président qui, étant leur obligé, fera leur politique.
Le code électoral peut bien interdire le financement des campagnes électorales par les sociétés privées et limiter à 7500 Euros le don des particuliers aux candidats, l’oligarchie, la finance,
 les banques se rient de ces entraves de papier.
Les magazines, les chaînes de télévision, entre les mains de neuf personnes, expliqueront au « bon peuple » qu’il y a un « bon candidat modéré, responsable, rassurant » et de « méchants extrémistes,  communistes, partageux, rouges, bolivariens ou néofascistes masqués ».
Et le bon peuple votera contre les « méchants aventuriers et extrémistes » et pour le « bon candidat rassurant ».
Dès lors, plus besoin de financer ouvertement les propagandes électorales. Quelques banquets/débats, de grand luxe et très onéreux, pourvoiront aux dépenses partisanes.
Une fois élu, le président monarque nommera son gouvernement et demandera aux Français de lui donner, dans le mois de son élection, une majorité pour soutenir sa politique.
Un scrutin uninominal à deux tours éliminera les « méchants extrémistes partageux ou nationalistes » et offrira au président une écrasante majorité de petits soldats, élus sur son nom, sans
 autre légitimité que celle du monarque, offrant un parlement, chambre d’enregistrement des volontés législatives du président.
Pour verrouiller le tout, le conseil constitutionnel, équivalent avorté d’une cour constitutionnelle, sera composé d’hommes politiques, choisis par les gouvernants et non d’éminents juristes.
Ces hommes politiques issus, évidemment, de la mouvance libérale/économique diront si les textes de lois sont ou non conformes à la constitution.
MONTESQUIEU ! reviens leur enseigner la séparation des pouvoirs et leur rappeler que tout pouvoir sans contre-pouvoir confine à l’arbitraire !
Ici et maintenant, la France n’est plus une démocratie car elle n’a plus de contre-pouvoir.
Les oppositions n’ont que quelques représentants dans une assemblée nationale où elles ne peuvent jouer qu’un rôle de tribune.
Exécutif, législatif, juridictionnel via le conseil constitutionnel ont fusionnés et sont au service du pouvoir financier, lui-même propriétaire des journaux, radios et télévisions.
Oui, Madame THATCHER : « Il n’y a plus d’alternative » et votre secte régnera-t-elle mille ans ?
Non, car bien avant, elle aura anéanti la vie sur Terre pour faire de l’argent au bénéfice de cette poignée de parasites sociaux que sont ces milliardaires qui n’ont rien apporté à l’humanité mais qui gaspillent les ressources, détruisent la nature et avilissent l’homme.
L’actuel président, syndic du temple, souhaitait que beaucoup de jeunes Français aspirent à devenir « milliardaires ».
Or, concevoir qu’un homme puisse en valoir plusieurs milliers d’autres n’est pas une opinion mais une injure à l’intelligence et à l’empathie.
D’autant que cette fortune ne s’acquiert nullement par des mérites, de grandes découvertes utiles aux humains, des avancées de civilisation justifiant une hiérarchie sociale fondée sur l’utilité commune.
Les milliardaires sont des héritiers et des spéculateurs sans scrupule, délinquants sociaux, coupable de crimes contre la biosphère.
Comment échapper à la secte ?
D’abord en prenant conscience de son omnipotence sournoise, anesthésiante et hallucinogène aux commandes de cette société manipulée.
Puis, en unissant les « méchants » réfractaires au système, en soutenant ceux qui proclameront : il y a toujours une alternative.
Si je m’abstiens « d’entrer en politique partisane », c’est pour ne pas participer à la cacophonie et aux divisions des opposants à la secte libérale.
Seule l’union des forces qui veulent le vrai changement radical pour l’arbre, l’animal et l’homme renversera le pouvoir des oligarques.
En attendant, pensons librement, par-delà les groupuscules qui tentent de survivre, sans pouvoir abattre l’omnipotent pouvoir de l’argent sale, fruit de l’exploitation des hommes et de la destruction
 de la nature.

Gérard CHAROLLOIS

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