De la régression sociale au sacrifice des bêtes

Gérard CHAROLLOIS le dimanche 11 décembre 2011
TEL 06 76 99 84 65

De la régression sociale au sacrifice des bêtes.

Après les trente glorieuses, voici les trente honteuses.
Les dirigeants européens, tous issus de la droite de l’argent, tous commis des banque,des fonds de pensions et des oligarques des affaires, feignent de s’agiter pour pallier à une crise dont ils sont les artisans, en veillant bien à ne pas consulter les peuples.
Le mot « Référendum », si cher à Charles de GAULLE devient une incongruïté qui valut à l’ancien premier ministre grec une réprimande de la part de ses collègues.
C’est qu’après avoir confisqué les budgets publics le Marché veut museler la démocratie.
Les dirigeants assomment l’opinion publique avec l’imposture de la fameuse « dette » des Etats sans jamais poser la question fondamentale :
« Faut-il financer l’Etat par l’emprunt auprès des oligarques ? ».
A quoi servent une banque centrale et l’émission de la monnaie ?
Il est vrai que le peuple ne contrôle plus ni la banque centrale, ni l’émission de la monnaie.
Il est vrai que nous ne sommes déjà plus en démocratie de ce seul fait, puisque le souverain n’est plus maître de l’économie, du financement des services publics et des garanties sociales.
Le Marché a pris le pouvoir par la volonté des droites européennes dans le sillage du Thatchérisme.

Comment, dans ce contexte de naufrage d’une société aux abois, penser la condition animale ?
En comprenant que tout se tient et procède d’une même cohérence.

Abruti par la culture ambiante du mépris, l’humain développe, avec de bien mauvais sentiments, des comportements de cruauté envers le vivant pris en son entité.
La régression, le fondamentalisme haineux, l’indifférence à autrui remplacent les bouillants élans de générosité iconoclastes des années 1960.
Beaucoup fuient dans l’individualisme forcené, d’autres dans la peur puérile, les meilleurs vont jusqu’à s’indigner, ce qui n’est que la forme mineure de se révolter pour substituer un autre pouvoir à celui qui conduit le monde à sa perte.
En tuant les idéologies, le Marché a réussi là où les dictateurs d’hier échouèrent.
Le Marché tient sa proie.

Alors, les bêtes !
Après tout, les animaux sont innocents puisqu’aucun n’a cotribué à l’élection du parti de l’argent-roi ici et ailleurs.

Pour certains imposteurs, la société actuelle, celle du capitalisme triomphant, réplique le monde naturel, une véritable jungle dans l’acception positive de la chose.
pour eux, les 1% qui profitent seuls du système sont les grands fauves, les super-prédateurs et, me diront-ils, « vous qui aimez la nature plus que tout, vous devriez vous féliciter de ce darwinisme social ».
Les plus forts, les plus audacieux, les plus entreprenants dominent et prospèrent et tant pis pour la masse des sous-hommes paresseux, névrosés, handicapés sociaux incapables de s’enrichir, de spéculer, d’exploiter les autres et les ressources planétaires.

Ce darwinisme social, contraire à l’éthique du darwinisme scientifique, repose sur une méconnaissance du propre de l’homme hominisé qui est justement de substituer la solidarité et l’empathie à l’esprit primaire de prédation domination.

Un interlocuteur objectait un jour à notre regretté ami Théodore MONOD :
«vous voulez protéger le tigre. Mais, voyons, cet animal est féroce, tue, prédate cruellement ? ».
Et MONOD de répondre :
« Lorsque la nature l’a créé, elle ne m’a pas demandé mon avis ».
Le monde est ainsi fait et il nous appartient sans cesse de tendre à l’améliorer et non à s’en satisfaire.
Toute vie, sans exception, se nourrit d’une mort végétale ou animale selon la physiologie de l’être.

On n’échappe pas à cette douloureuse constatation et, nous, meilleurs amis des bêtes, nous ne nourrissons pas nos chiens ou chats de l’air du temps.
Ce monde nous embarrasse mais nous devons le penser pour tendre toujours vers l’abolition de ce qui génère souffrance, stress, déplaisir.
Tuer par jeu, par souci récréationnel est un crime contre la dignité humaine.
Tuer en infligeant un « sacrifice » à un être sensible est un crime contre la dignité humaine.
Je n’ai aucun respect pusillanime pour les rites religieux impliquant la perpétuation d’actes de cruauté envers les animaux, pas plus que je n’en ai pour les loisirs et spectacles de mort.

Rien ne justifie jamais que l’on inflige à autrui des mauvais traitements et des supplices pour satisfaire des traditions, pour remplir des tiroirs-caisses, pour complaire à des superstitions
stupides.
Aujourd’hui, dans le fracas des discours soporifiques, notre appel à la Révolution sociale et écologiste n’est pas entendu.
Demain, on dira : la CONVENTION VIE ET NATURE l’avait pensé en liant le social et l’écologisme biocentriste !
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS 

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