Le lynx en France : une réintroduction compliquée

En France plus particulièrement, on ne peut apercevoir ce beau félin que dans le Jura où une petite centaine d’individus cohabite  difficilement avec l’Homme.
Dans les Vosges françaises, 21 lynx ont été réintroduits entre 1983 et 1993. Il n’en reste plus qu’un aujourd’hui, principalement à cause du braconnage.
 
Dans notre pays, le lynx boréal est classé « en danger d’extinction ». Il s’agit donc d’une espèce menacée et protégée.  
Malheureusement, même s’il est moins médiatique que le loup, le retour du lynx en France dans les années 70 ne s’est pas fait facilement.
Animal peureux et extrêmement discret, sa cohabitation avec l’Homme n’est pas sans lui poser de grands problèmes. Dans le Bulletin Lynx de mai 2016, Réseau lynx revenait sur les principales causes de mortalité de l’espèce en France.
Il s’avère qu’entre 1974 et 2008, 127 corps de lynx ont été découverts sans vie. Voici les principales causes de cette mortalité :
 
-  58 % sont morts à la suite d’une collision sur route ou voie ferrée
-  16 % sont décédés de façon naturelle à la suite d’une maladie
-  12 % ont été victimes de braconnage
 
Habituellement, l’animal se nourrit d’ongulés sauvages comme les chamois ou chevreuils mais on dénombre une dizaine d’attaques de lynx sur des animaux d’élevage chaque année dans le Jura.
Bien que le nombre de cas de braconnage soit encore faible, il se retourne contre l’Homme. En 2014, à Bretonvillers, dans le Doubs, un lynx tue sur plusieurs semaines 16 moutons dans la même exploitation, un fait rarissime.
Les autorités prennent alors les choses en main et éloignent l’animal, qui ne revient sur les lieux qu’en février dernier. Appelé par l’ONCFS, le Centre Athenas, centre de soins de la faune sauvage spécialisé dans le sauvetage de lynx,
 intervient alors pour endormir l’animal, qui décède sur le trajet jusqu’au centre. L’autopsie révélera que ce mâle de 12 ans comptait pas moins de 120 plombs dans le corps, qui sous l’effet de l’anesthésie, ont provoqué une hémorragie.
Ces blessures dataient de 2013- 2014. Ce lynx « déviant », comme la presse le dénommait, était donc diminué et ne pouvait plus chasser ses proies habituelles. Il a préféré à la place se tourner vers une exploitation où les bêtes étaient
 plus facilement atteignables.
 
Selon les chiffres officiels du Réseau lynx mis en place par l’ONCFS, l’aire de répartition de l’espèce diminuerait continuellement depuis 5 ans.
L’espèce pourrait pourtant être la solution à la multiplication des sangliers, dont le prédateur naturel est le loup. Le lynx pour sa part ne peut s’attaquer aux adultes mais il peut réguler le nombre de marcassins.
C’est d’ailleurs ce que préconise Gérard Charollois, président de « Convention vie et nature », qui milite pour la réintroduction du lynx en Dordogne, où la chasse aux sangliers a été exceptionnellement autorisée jusqu’au 31 mars.
Malgré toutes ces menaces et une population stagnante qui ne dépasse pas la centaine d’individus, l’Etat a tout de même lancé une consultation publique pour savoir s’il fallait ou non renouveler l’arrêté ministériel permettant
au Centre Athenas de venir en aide aux lynx blessés.
 
Un signe de plus que l’espèce n’est pas la bienvenue sur le sol français malgré le travail des associations ?
 
 

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